Après le krach boursier survenu fin 2008 engendrant une récession économique dans les pays industrialisés dont les effets se
sont sentir encore aujourd’hui, il y avait urgence à engager une réflexion de fond avec les principaux acteurs de l'économie mondiale. Déjà pour identifier les causes et ensuite prendre des
mesures adéquates. En effet, si les mécanismes qui ont conduit à cette crise sont identifiés et maîtrisés, les leçons n’ont pas vraiment été tirées. Le montant des bonus redistribués par les
banques françaises ces deux dernières années (plus 2 milliards d'euros par an) ou encore les tentatives vaines de réglementation prises au niveau européen pour obliger les banques à la
transparence, en témoignent largement.
Le groupe socialiste l’a fait à l’Assemblée. J’ai en effet, avec plusieurs députés socialistes, déposé un texte appelé proposition de résolution européenne relative visant à introduire une taxe sur les transactions financières en Europe - ce dispositif vise à taxer selon un très faible pourcentage (entre 0,05 et 0,1%) chaque transaction financière réalisée. Ce dernier sera discuté à l’Assemblée jeudi 9 juin prochain. Fidèle à notre projet de gouvernement adopté par le parti socialiste le 28 mai dernier, ce dispositif aurait des effets très positifs si il était mis en place.
Il apporterait d'abord de la transparence dans un secteur où l'opacité a empêché de mesurer son dérèglement au moment où a éclaté la crise. Il porterait ensuite un sérieux coup d'arrêt à certains mouvements spéculatifs (bulles financières, marché de l'immobilier et-ou des matières premières) qui déconnectent les marchés financiers de l'économie réelle. Il doterait enfin les États, voir l'Union européenne elle-même, de nouvelles recettes budgétaires dont le montant ne saurait être sous-estimé. Il va de soi qu’une telle taxe doit être instaurée dans un cadre supra-national (au moins à l'échelle d'un groupe d'États membres de la zone euro pour commencer) pour éviter l’évasion fiscale vers des zones non-assujetties à cette taxe.
Au final, ce texte est l’occasion pour le gouvernement français de prendre ses responsabilités sur cette question et sortir de l'immobilisme dont fait preuve en premier lieu le chef de l'État, contrastant en outre avec ses discours plutôt volontaristes à ce propos.
Nous espérons donc vivement que cette fois-ci, le courage de l'action politique saura enfin remplacer les nombreuses déclarations d'intention pour donner une réalité concrète à cette mesure dont toutes les démocraties européennes auraient à profiter.
Cette mesure annoncée pour la première fois lors du premier G20 au lendemain de la crise a fait du chemin. Le Parlement européen l’a adoptée, au tour de la France, ce serait là un signe fort en Europe…
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Le projet PS 2012 a largement intégré les amendements du Pôle écologique que jai présentés sur
ce blog dernièrement lors du conseil national du PS. Ainsi les questions du moratoire sur toute nouvelle installation nucléaire et du développement des filières de démentèlement des
centrales, créatrices d'emplois et d'innovation, y figurent et cela est une bonne chose. En effet, la catstrophe nucléaire de Fukushima marque la fin d'une époque pour l'industrie nucléaire et
comme les alternatives existent, "sortir du nucléaire" est une condition de la réorientation de nos priorités et de nos investissements.
Samedi 9 avril 2011, 

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