Travail parlementaire

Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 14:48

passeport1 C’est une question importante qui mobilise le groupe PS de l’assemblée nationale. Comme un bon nombre de mes collègues, je suis saisi par des citoyens qui souhaitent renouveler leurs papiers d’identité et qui sont alors confrontés à une administration tatillonne. Celle-ci met en doute leur nationalité française, laquelle leur est parfois reconnue depuis plusieurs dizaines d’années. Ces citoyens sont choqués légitimement du nombre de pièces à fournir pour renouveler une carte d’identité ou un passeport. En effet, si le demandeur n’est pas né en France, ou s’il est né en France de parents nés à l’étranger, il doit produire un certificat de nationalité française, dont l’obtention peut exiger plusieurs mois.

Cette longue attente entraîne de fâcheuses conséquences sur le plan familiale ou professionnel. Dernièrement à ma permanence parlementaire dans le 18e arrondissement, un citoyen m’a indiqué de pas pouvoir se rendre à l’étranger pour son travail car son passeport était en cours de renouvellement depuis plusieurs mois. Un autre m’a alerté sur le fait que le nouveau pôle de la nationalité française, seul habilité à délivrer un "certificat de nationalité", lui a annoncé que son passeport français actuel, son acte de naissance français, l'acte de naissance de sa mère ne constituaient pas de preuves.

La différence de traitement entre Français selon leur lieu de naissance ou leur origine est discriminatoire.

Entre un débat sur l’identité nationale qui entraîne les effets les plus redoutables et les circulaires – dont certaines ne sont pas publiées – qui remettent brutalement en cause l’identité française de dizaines de milliers de nos concitoyens, ce gouvernement a une fois de plus démontré sa faculté de nuire en produisant cette nouvelle circulaire qui humilie certains concitoyens qui ne sont pas traités de la même manière selon qu’ils sont nés en France ou à l’étranger.

Interpelé par la gauche, le ministre de l’intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, M Hortefeux a indiqué avoir conscience des difficultés pratiques qui se posent dans certains services départementaux.

Il nous a en effet précisé – cf sa réponse à notre question d’actualité posé par mon collègue Serge Blisko le 13 janvier dernier – avoir adressé, le 2 décembre, aux préfets des instructions écrites afin de clarifier la situation.

Visiblement, les préfets ne les ont pas encoure reçues ce lundi 25 janvier 2010. Je suis de nouveau saisi par un de nos concitoyens toujours confronté à cette administration tatillonne ! Où sont les actes ! Pour ma part, je m’empresse d’interpeller le préfet de police et le ministre de tutelle.

 

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 13:10

Le groupe des élus socialistes et apparentés a dénoncé la double rémunération du nouveau patron d'EDF, Henri Proglio, à l'assemblée nationale lors de la séance de question au gouvernement mercredi 20 janvier 2010. Depuis face à cette polémique, M Proglio a annoncé qu'il renonçait à sa rémunération en tant que président du conseil d'administration de Veolia Environnement.
Avec ce cumul, le patron d’EDF aurait encaissé tous les ans 1,6 million d’euros venus d’EDF et 450 000 euros de Véolia ; soit, au total, deux mille fois le SMIC - un SMIC que le gouvernement a augmenté de 5 petits euros par mois.

Il s'agit d'un premier recul certes mais, ainsi que je l'ai dit au journal de 20h sur France 2 jeudi dernier, cette décision sage qui s'imposait n'est pas suffisante. Il faut aussi se demander s'il a renoncé au cumul des fonctions. Manifestement pas et cela pose problème !


Il faut rappeler que ce gouvernement a refusé une proposition de loi qui prévoyait le plafonnement des rémunérations dans une même entreprise à vingt-cinq fois le salaire le plus bas. On sait pourquoi désormais !

Retrouvez la question du groupe PS posé par M Christian Eckert
La proposition de loi des socialistes visant à plafonner les revenus des hauts dirigeants d'entreprises

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 11:59

Parlement-Europeen-Strasbourg-2-3 La désignation des deux nouveaux eurodéputés français, qui devaient être élus à l’Assemblée mercredi 13 janvier, a été reportée sine die, à la demande du Premier ministre. En effet, il a dû reculer et demander, face au front du refus de tous les groupes parlementaires concernant la méthode de désignation de ces deux nouveaux eurodéputés, le report de la désignation de deux nouveaux eurodéputés français, prévue par le traité de Lisbonne.  Les nouveaux eurodéputés ne devraient donc pas faire leur entrée dans l’hémicycle avant plusieurs mois.

L’exécutif s’est mis dans une seringue ; il aurait dû prévoir le dispositif avant le scrutin européen. Maintenant il ne peut plus revenir en arrière. Il se donne du temps. Mais il ne sait pas vraiment comment il va s’en sortir.

Je l'ai donc interrogé mardi 12 janvier 2010 pour en savoir plus. Mais la réponse du gouvernement n'en dit pas plus ! 

Retrouver ma question d'actualité et la réponse de Pierre Lelouche, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes.

Christophe Caresche : Monsieur le Premier ministre, le traité de Lisbonne prévoyait l’augmentation, pour douze États membres, du nombre de leurs députés européens, afin de tenir compte des évolutions démographiques. Ne sachant pas quand le traité de Lisbonne entrerait en vigueur, le Conseil européen de décembre 2008, qui se tenait sous la présidence française, avait prévu, dans ses conclusions, que cette décision puisse être appliquée après l’élection du Parlement européen de juin 2009. C’est ainsi notamment qu’en Espagne, en Autriche, en Suède, en Bulgarie, en Lettonie ou encore à Malte, des dispositions ont été prises avant l’échéance électorale sur la manière dont seraient élus les députés supplémentaires s’il s’avérait que le traité de Lisbonne entre en vigueur. Pourquoi le Gouvernement français ne s’est-il pas appliqué à lui-même ce qu’il a suggéré et fait adopter sous sa présidence aux autres États membres ?

Concernant le petit nombre d’États qui sont dans la même situation que la France, tous ont choisi de pallier cette carence en retenant comme base juridique les résultats des élections européennes de juin dernier. Le choix du Gouvernement français de revenir à l’époque où le suffrage universel n’existait pas et de nommer les députés européens parmi les parlementaires nationaux constitue non seulement une exception, mais aussi un véritable déni de démocratie. C’est pourquoi notre groupe, avec les autres groupes de l’opposition, ne s’est pas associé à cette manipulation.

La France est aujourd’hui la risée de l’Europe. Le Parlement européen a clairement indiqué qu’il refuserait que des députés français puissent siéger en son sein, fût-ce comme observateurs. Le Gouvernement a donc retiré le vote prévu demain. Mais la question de la désignation de nos représentants reste entière.

Monsieur le Premier ministre, ma question est simple : comment comptez-vous sortir de cette impasse ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à M. Pierre Lellouche, secrétaire d'État chargé des affaires européennes.

M. Pierre Lellouche, secrétaire d'État chargé des affaires européennes. Monsieur le député, je vous rappelle tout d’abord que c’est au Président de la République, Nicolas Sarkozy (« Ah ! sur les bancs du groupe SRC) que nous devons les deux sièges supplémentaires obtenus par la France au Parlement européen. Ces sièges, il les a obtenus en juin 2007, c’est-à-dire juste après son élection, lors des négociations finales du traité de Lisbonne. La France aura donc soixante-quatorze députés, au lieu de soixante-douze sous l’empire du traité de Nice.

C’est encore au Président de la République (« Ah ! sur les bancs du groupe SRC) que l’on doit, sous présidence française en 2008, que ces nouveaux députés puissent siéger à Strasbourg avant les prochaines échéances électorales de 2014. Il n’est donc pas acceptable, mesdames et messieurs de l’opposition, de faire une mauvaise polémique sur une question de procédure alors que nous venons d’obtenir un véritable succès de fond pour la France.

J’en viens à ces questions de procédure. La solution annoncée par le Premier ministre le 30 novembre dernier prévoit l’élection par tous vos collègues de deux députés observateurs jusqu’en 2014, l’un de l’opposition, l’autre de la majorité. Cette solution, expressément prévue par le Conseil européen de juin 2009, est la seule conforme à la Constitution.

Il ne vous a pas échappé, monsieur le député, que le Parlement européen était actuellement en session sur la ratification de la Commission, et que la Conférence intergouvernementale réclamée par l’Espagne ne pourrait pas se tenir avant le mois de mars. C’est pourquoi il a été nécessaire de reporter cette désignation, ce qui, je crois, vous rend service, car vous n’aurez pas à choisir entre vous-mêmes et vos amis Verts à l’approche des élections régionales…

En résumé : nous avons deux députés supplémentaires, dont un de l’opposition. C’est un succès pour notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

 

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 22:35

En récusant le recours à une loi de circonstance pour combattre la burqa, le Parti socialiste a choisi de traiter cette question de manière rigoureuse et conséquente.

J’avais exprimé une position analogue, inquiet des initiatives prises par le groupe UMP qui avant même la fin des travaux de la commission d’enquête sur le port du voile intégral avait décidé son interdiction.

Inutile d’épiloguer sur la nécessaire condamnation de cette pratique qui doit être combattue, même si elle est marginale et localisée. Député du 18e arrondissement de Paris et d’une partie de la Goutte d’Or qui concentre deux mosquées (rue Polonceau et rue Myrha), je n’ai pas le souvenir d’avoir croisé une femme portant le voile intégrale et je n’ai jamais été saisi de cette question (alors que j’ai été interpellé à plusieurs reprises sur le fait que les fidèles soient contraints de prier dans la rue). J’avais, donc, été le premier surpris de voir se constituer une commission d’enquête sur ce phénomène qui ne me paraissait pas quantitativement significatif. Mais attendons les conclusions de cette commission qui apportera, je l’espère, des éléments d’appréciation plus précis.

En fait, il existe un consensus et même une unanimité pour condamner le port de la burqa. Je n’ai entendu aucun responsable politique la défendre, à droite comme à gauche, au centre comme aux extrêmes. Cela devrait plutôt rassurer celles et ceux qui considèrent que la République est défiée ou menacée par ce phénomène !

Mais il faut être vigilant. Et la question est bien de savoir comment éradiquer cette pratique et pour le législateur ; faut-il ou non une loi ?

Certains diront (et l’ont déjà dit) avec la force de l’évidence ; « puisque nous condamnons la burqa, il faut l’interdire ».

En fait, les choses ne sont pas si simples.

Il faut, en effet, que la loi soit justifiée par des principes autres qu’une simple réprobation morale. Tous les juristes, à l’exception d’un, certes éminent, Guy Carcassonne, qui ont été entendus par la commission d’enquête ont exprimé de sérieux doutes sur la possibilité de donner un fondement principiel incontestable à une telle loi.

La laïcité n’est à l’évidence pas en cause puisque le port du voile intégral n’est pas une prescription de l’islam. Il n’y a donc pas de problème de compatibilité entre la religion musulmane et la République.

De même, la justification qui avait été avancée pour interdire le port du voile à l’école ne peut être retenue. Il s’agissait en effet, à l’époque, d’interdire le prosélytisme qui pouvait s’exprimer à travers le port d’insignes religieux pour influencer un public encore jeune et fragile. Nous ne sommes manifestement pas dans cette situation avec le port de la burqa.

L’atteinte à la dignité paraît, à première vue, plus fondée et a souvent été avancée au cours des auditions de la commission d’enquête. Le port de la burqa serait une mise en cause de la dignité de la femme et une violence à son égard. Constatons qu’il existe des phénomènes qui sont moralement choquants ou qui apparemment mettent en cause la dignité de la femme et qui ne sont pas interdits. Je pense à la prostitution par exemple qui en tant que telle n’est pas interdite par la loi parce que l’on considère que chacun doit pouvoir disposer de son corps. Dans la réalité, nous savons bien que c’est rarement le cas et pourtant la prostitution n’est pas interdite.

Il est donc difficile d’interdire le voile intégral dès lors que les femmes qui le portent sont consentantes. L’atteinte à la dignité suppose que s’exerce une contrainte sur la personne ce qui n’est pas toujours le cas pour les femmes portant la burqa. Il paraît donc très incertain de bâtir une loi d’interdiction sur cette motivation.

La justification qui est apparue en définitive la plus solide est celle du trouble à l’ordre public. C’est sur ce principe que Guy Carcassonne s’est appuyé pour justifier la possibilité d’instaurer une interdiction générale et absolue du voile intégral sur le territoire français. Le fait de cacher son visage serait considéré comme une défiance à l’encontre des autres personnes, voire comme une menace en terme de sécurité. Cette approche me semble doublement critiquable. Elle stigmatise à l’excès les femmes qui portent la burqa jusqu’à les assimiler à des délinquantes en puissance. Le rapprochement entre islam et terrorisme a suffisamment fait de dégâts pour qu’il ne soit pas utile d’en rajouter ! Au demeurant si on considère que ces femmes sont manipulées, alors il faut les considérer comme des victimes et ne pas les sanctionner, elles, mais ceux qui les manipulent.

Il paraît, en outre, très difficile de faire la démonstration que le port de la burqa soit à tout moment et en tout lieu une menace pour l’ordre public. Un juriste entendu par la commission d’enquête disait justement que l’on ne peut pas demander aux citoyens d’être en état permanent de contrôle d’identité.

Pour ces raisons, il est peu probable qu’une interdiction générale et absolue de la burqa soit validée par le Conseil Constitutionnel.

C’est pourquoi les moyens de lutte contre ce phénomène sont à rechercher dans notre arsenal juridique existant et dans les politiques d’accompagnement éducatives des populations concernées.

Sur le plan juridique, notre pays est loin d’être désarmé. Des contrôles d’identité peuvent être effectués auprès des femmes portant le voile intégral pour leur rappeler qu’en France l’identité doit pouvoir être vérifiée. Les maires peuvent prendre des arrêtés d’interdiction de la burqa dans certaines parties du territoire communal s’ils considèrent que la présence de femmes portant la burqa crée un trouble à l’ordre public. Il faut seulement que ces arrêtés soient localisés et limités dans le temps. On peut d’ailleurs s’étonner que les élus qui s’opposent à cette pratique et qui sont maire ou l’ont été, comme André Gérin, n’aient pas eu recours à cette mesure comme si, comme maire, ils hésitaient à assumer les conséquences politiques de telles décisions. On peut se demander si, à l’origine de la création de la commission d’enquête sur la burqa, il n’y a pas précisément l’incapacité d’un élu à prendre ses responsabilités localement, partagé entre la réprobation d’une partie de sa population et la compréhension de l’autre. La commission d’enquête permet de sortir de ce dilemme en nationalisant la question et en s’abritant derrière une législation nationale. Mais est-ce bien la vocation du Parlement de se substituer aux élus locaux dès lors qu’ils disposent de tous les outils législatifs pour agir ?

Sur le plan du droit, d’autres dispositions peuvent être utilisées ; celles concernant les sectes comme celles concernant les violences faites aux femmes.

Bref, il semble possible d’endiguer ce phénomène en ayant recours au cadre législatif existant. Mais disons clairement que ce n’est pas par la répression que l’on éradiquera cette pratique mais par l’éducation. Ce qui me frappe chez les quelques femmes voilées intégralement qui se sont exprimées, c’est la confusion de leurs propos, la méconnaissance de l’histoire de la religion qu’elles prétendent servir, l’absence d’intériorisation des règles de notre société. Elles sont bien plus des victimes (et d’abord de leur propre ignorance) que des agents menaçant la République. C’est par l’éducation et une meilleure intégration que l’on règlera cette question.

Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 15:31

Le 18 novembre 2009, j'ai interpellé le gouvernement sur une telle manifestation pour savoir s'il l'avait autorisé sachant que la distribution d'argent est un délit et que le risque de trouble à l'ordre public était manifeste.

Question de Christophe Caresche : "Monsieur le ministre de l’intérieur, je voudrais revenir à l’excellente question de notre collègue Martine Aurillac, à laquelle vous n’avez pas, hier, totalement répondu. Elle portait sur ce projet, abject, visant à distribuer de l’argent dans le cadre d’une opération promotionnelle, près du Champ de Mars. Mme Aurillac vous a demandé si cette manifestation avait été autorisée. Or vous n’avez pas répondu à cette question, pourtant simple et précise. Je vous la pose donc à nouveau : la préfecture a-t-elle autorisé cette manifestation ? L’avocat des organisateurs l’affirme puisqu’il a déclaré que la préfecture de police avait donné son accord le 10 novembre. Si tel est bien le cas, je voudrais vous poser deux questions subsidiaires.

D’abord, comment expliquer que l’État ait autorisé une telle manifestation alors que la distribution d’argent est un délit et que le risque de trouble à l’ordre public était manifeste ? Ensuite, sur quel fondement l’État envisage-t-il de poursuivre, comme vous l’avez indiqué hier, les organisateurs d’une manifestation qu’il a lui-même autorisée ?"


Réponse de M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

Monsieur le député, vous posez une question précise : quelles sont les raisons qui ont conduit le préfet de police à ne pas interdire cette manifestation ? Ma réponse se fonde sur deux points de droit.

Tout d’abord, la distribution d’argent sur la voie publique est, certes, illégale mais, en l’état actuel du droit, et contrairement à ce que vous avez indiqué, elle n’est punissable que si elle est constatée.  Cela signifie qu’elle constitue une contravention, laquelle s’élève à 150 euros : un tel montant a assez peu ému l’organisateur.
Par ailleurs, vous avez raison : il n’est pas possible d’interdire un événement public sauf s’il est établi que celui-ci présente un risque de trouble manifeste. Or, dans ce domaine, il n’y avait pas de précédent.  Et la jurisprudence, à juste titre du reste, est très restrictive sur les conditions d’interdiction des manifestations.

L’important est de réagir et de tirer un certain nombre d’enseignements.
Premièrement, je vous le confirme, j’ai porté plainte au pénal, devant le procureur de Paris, contre la société qui a commis cette infraction, pour mise en danger de la vie d’autrui car, en incitant des milliers de personnes à venir pour son opération, elle les a bel et bien mises en danger. Voilà une réponse précise à votre question, même si cela vous gêne !
Deuxièmement, je suis déterminé à faire en sorte que le contribuable ne soit pas la victime de ces opérations de marketing privé. Je présenterai donc la facture. Celle-ci est estimée à plus de 100 000 euros. Les organisateurs sont d’ores et déjà mis en demeure de rembourser.
Troisièmement, afin que de tels errements ne se reproduisent plus à l’avenir, je souhaite que la LOPSI comporte des dispositions transformant cette contravention en délit et qu’on envisage une amende égale à dix fois la somme qui aurait été ainsi distribuée.

Ces mesures sont utiles et se révèleront totalement dissuasives à l’avenir.

 

Retrouvez cette séance de questions sur le site de l'assemblée nationale

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 12:33
rassemblement-contre-hadopiLe gouvernement avec le projet de loi antipiratage HADOPI entend mettre sous surveillance toutes les communications électroniques. Christophe Caresche a signé un appel avec plusieurs parlementaires socialistes que Libération a publié le 17 juin 2009.

Le Conseil des Ministres devrait examiner demain le projet de loi HADOPI. Ce projet, dans la continuité de l'illusion répressive qui règne au plus haut niveau de l'Etat sur ce sujet, prévoit la mise sous surveillance de toutes les communications électroniques. Il ouvre la possibilité de priver jusqu'à un an un citoyen de toute connexion Internet.
Pour quels faits ces mesures d'exception sont-elles réclamées ? Terrorisme international ? Criminalité en bande organisée ? Non, pour téléchargement d'oeuvres protégées par des droits d'auteur...

Le pouvoir poursuit ainsi sa croisade moyenâgeuse contre les internautes. Après l'échec de l'adoption d'une première version de la « riposte graduée » à l'occasion de l'examen, de triste mémoire, de la loi sur les « Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information » (DADVSI), le gouvernement persiste aujourd'hui avec une proposition attentatoire aux libertés fondamentales et n'apportant aucune réponse aux besoins de financement des créateurs.

Sous la pression des lobbies, le Gouvernement persiste à imposer une réglementation censée défendre un modèle économique obsolète et perpétuer des situations de rente détenue par les majors des industries culturelles et informatiques.

Pour sanctuariser ces intérêts privés, la technologie est à nouveau appelée à la rescousse, dans l'espoir de contrôler l'incontrôlable : la copie et le partage à l'infini des contenus numériques.

Hier, les systèmes de gestion des droits et autres dispositifs anti-copie (les DRM) étaient présentés comme la solution aux maux de l'industrie. L'Histoire a depuis rendu son jugement, tant sur l'inefficacité de ces systèmes que sur leurs nuisances graves : absence d'interopérabilité, espionnage des internautes, disparition inopinée de contenus, exclusion des logiciels libres, etc..Les « verrous numériques » partent heureusement aux oubliettes.

Les « nouvelles solutions » proposées aujourd'hui pour défendre des modèles économiques dépassés relèvent de la même illusion technologique. La surveillance et le contrôle des échanges de données entraînera mécaniquement une réponse de la part des utilisateurs, tout comme l'attaque brutale contre Napster avait précipité l'émergence des échanges de pair à pair. Les réseaux et leurs logiciels permettant le chiffrement des données et l'anonymisation des utilisateurs existent déjà. Ils sont aussi simples d'utilisation que les réseaux P2P aujourd'hui les plus prisés. Le franchissement d'une nouvelle étape dans cette stérile course aux armements ne fait guère de doutes.

Le gouvernement et les majors inspiratrices de ce projet tentent à nouveau, non sans hypocrisie, de convaincre que seules les oeuvres sont surveillées, mais pas les utilisateurs. Ses choix de textes, musiques, films en disent pourtant le plus souvent long sur les goûts et les opinions d'une personne. Le titulaire d'un accès Internet n'est d'ailleurs pas nécessairement à l'origine de tous les échanges effectués via sa connexion : s'il utilise un réseau WI-FI, le projet de loi HADOPI rendra demain des parents responsables non seulement des actes de leurs enfants, mais également de ceux de leurs voisins maladroits ou indélicats.

Il y a aujourd'hui une triple urgence démocratique, économique et sociale à libérer les échanges sur Internet et à définir les nouvelles rémunérations des créateurs.

L'ère du numérique nous offre la possibilité de parachever l'oeuvre commencée grâce à Gutenberg : faciliter la circulation la plus large possible des oeuvres de l'esprit. Bien entendu, cette diffusion libre et sans entrave de la culture ne doit pas s'opérer au détriment de la création et des ayant-droits.

Des solutions sont à portée de main, pour peu que l'on sorte d'une logique exclusivement répressive et que l'on accepte de reconnaître le progrès extraordinaire que pourrait constituer la mise à disposition illimitée de la plupart des contenus culturels, pour peu qu'elle fasse 
l'objet d'une contrepartie équitable.

Fondées notamment sur la répartition d'une redevance en fonction de la réalité des consultations et productions d'oeuvres culturelles, elles n'ont de sens que dans une société de confiance où l'on ne cherche pas à dissimuler tous ses échanges. Ces solutions sont, sommes toutes, classiques. Une licence légale existe pour la radio. Les chaînes de télévision rémunèrent certains créateurs en fonction de l'utilisation qu'elles font de leurs oeuvres, sans avoir à demander au préalable une autorisation. Nous pouvons envisager un dispositif similaire pour l'Internet, avec comme support les flux de communications électroniques. Nous devons également soutenir toutes les formes de rémunération indirecte, qui représentent une part croissante de la rémunération des artistes et ayant-droits.

Ces solutions sont d'autant plus faisables techniquement que les modèles économiques des majors ont évolué ces derniers mois vers une offre illimitée contre paiement d'une redevance, d'un abonnement forfaitaire ou en présence de publicités. Ces financements doivent profiter à tous les ayant droits, mais en corrigeant l'injustice faite aux artistes, qui n'ont pour la plupart droit aujourd'hui qu'à la portion congrue des marges des industries culturelles. Ces nouveaux financements doivent également avoir une composante collective et solidaire, car la culture n'est pas un bien comme les autres.

La loi dite DADVSI a créé une fracture profonde entre les créateurs et leur public et constitué un gigantesque gâchis. Le projet HADOPI risque d'aggraver cette fracture et ne résoudra rien.

Socialistes, nous nous dressons donc aujourd'hui contre ce projet disproportionné et dangereux, relevant d'une vision rétrograde et conservatrice de la société de l'information. Nous refusons de voir ouvrir, avec HADOPI, une nouvelle chasse aux internautes. Nous refusons que l'argent public soit dilapidé dans un dispositif voué une nouvelle fois à l'échec. Nous appelons à la mise en place d'une juste rémunération apportant une véritable garantie aux créateurs.

La France, pays des droits de l'Homme et des Lumières, ne peut pas entrer dans le millénaire du numérique avec les habits de l'Ancien Régime.

Signataires :
Patrick BLOCHE, Christophe BOUILLON, Christophe CARESCHE, Olivier DUSSOPT, François LAMY, Jean-Marie LE GUEN, Didier MATHUS, Sandrine MAZETIER, Didier MIGAUD, Christian PAUL, Manuel VALLS, députés. Nicole BRICQ et Bariza KHIARI, sénateurs. Guy BONO, député européen.
Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Bienvenue

Vous trouverez sur ce blog des infos sur mon travail parlementaire, des commentaires sur la situation politique et mes actions dans le cadre de la campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2012.

Depuis 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique, principe souvent défendu au PS.

Connaissez-vous Francis Hollande ?

Après le Monde, Libération, le Parisien, France Info, LCI, Dixhuitinfo.com, Skyrock, la chaine Parlementaire, Europe 1 (le lab), France Soir, la CareschExperience était à l'honneur dans l'édition du Figaro du 28 mai 2012. A suivre !

Ma campagne électorale 2012

Affiche Officielle C Caresche-02          

Ayant l'honneur de vous représenter à l'Assemblée nationale, je sollicite, à nouveau, votre confiance pour les prochaines élections législatives. Avec Myriam El Khomri, ma suppléante, je suis le candidat du PS et du PRG dans la 18e circonscription.                                                                                                        

Ici mes documents de campagne ici : 2e document (diffusé depuis le 22 mai)  1er document (diffusé en février-mars).

 

Agenda

Vendredi 1er juin à partir de 18h, Stand up devant le square Marcel Sembat, près de la Porte Montmartre.

Jeudi 7 juin, REUNION E-PARTICIPATIVE AU GYMNASE RONSARD.... Soyez acteur de la réunion en participant au choix des questions et au débat sur Facebook.com/careschexperience

 

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caresche@club-internet.fr

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Permanence parlementaire :
76 bis rue Duhesme à Paris 18e.
Tel. 01 55 79 15 15 ou 01 40 63 93 21
Réception du public :
Lundi et jeudi de 9h30 à 12h
Mardi de 15h à 17h

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