Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 10:08
In situ esquisse ainsi le portrait hors du commun d’un député, pour découvrir l’âme d’une région en dialoguant avec ceux qui la font vivre.

Chaque semaine un député vous invite à le suivre dans sa circonscription. Hors contexte électoral, cette échappée en terre locale s’inscrit dans le cadre d’une démarche citoyenne et politique. Guide privilégié, le député dévoile son histoire et son engagement. Cette promenade loin de bancs de l’hémicycle le confronte aux réalités du terrain. Dans cette séquence, le parlementaire présente un lieu emblématique ou symbolique de sa circonscription et nous invite à rencontrer une personnalité à travers sa profession.

Ceux qui n'avaient pas pu voir la première exposition "Amérique Anonyme" au BAL, nouvel équipement culturel qui a ouvert ses portes en septembre dernier dans le 18e, retrouveront quelques vues lors de ce portrait. Autre sujet et lieu de découverte, tout aussi important, Cassandre Horchamp, une association qui édite une revue culturelle du même nom. 

Bon reportage.

In situ est une coproduction LCP / SOWHATPRODUCTIONS – En partenariat avec la Caisse des Dépôts.

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : revue de presse
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 17:23

Les deux députés européens supplémentaires français, sièges accordés jusqu'en 2014 par le traité de Lisbonne, seront issus de l'Assemblée nationale conformément à la volonté du gouvernement. Un mode de désignation a été validé par un projet de loi adopté mercredi 5 avril 2011 à l’Assemblée. Il prévoit que ces parlementaires soient issus (donc désigner !!!) des deux principaux groupes politique au sein de l'Assemblée, à savoir l'UMP et le Parti socialiste.

Cette procédure est injuste et insincère car elle ne tient pas compte du suffrage universel.

Il aurait en effet été plus juste et démocratique de se référer aux résultats des dernières élections européennes pour désigner ces deux députés. Ce c’est que nous avons demandé. Mon groupe a donc voté contre ce texte et envisage de saisir le conseil de constitutionnel et refuse de désigner un député PS pour aller siéger au Parlement européen jusqu’en 2014…. 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 09:54

Il veut taxer les bureaux vides

Le Parisien, édition du 16 mars 2011

Par Sébastien Ramnou

Le député PS de Paris Christophe Caresche veut pénaliser les bureaux vides au profit du logement. Il va déposer une proposition de loi en ce sens cette semaine.

Christophe Caresche, député PS du XVIIIe.

Et si les bureaux laissaient un peu de place aux habitants pour répondre à la crise du logement à Paris ? C’est l’idée du député PS du XVIIIe, Christophe Caresche, qu’il a concrétisée par le biais d’une proposition de loi imposant une taxe sur les bureaux laissés vacants trop longtemps et incitant à la transformation de bureaux vétustes en logements dans la capitale.

L’occupation par le collectif Jeudi noir d’un immeuble de bureaux vacants d’Axa, cet hiver dans le VIIIe, l’a convaincu d’agir. « On s’est rendu compte que certains grands groupes, comme Axa, valorisent ce type de bureaux dans leurs actifs, qu’ils soient loués ou pas ! Parfois, ils s’enrichissent sans louer plutôt que de financer une coûteuse remise aux normes. C’est une perversion qui découle de la spéculation immobilière et qu’il faut corriger ».


Rééquilibrer la situation immobilière

Le député, qui a reçu l’appui de ses dix autres collègues socialistes à Paris, propose donc une taxe qui serait appliquée au bout d’un an de vacance. « Pour l’immeuble d’Axa, de 2500 m2, cela aurait représenté 80000 € de taxes la première année, 160000 € la 2e, etc. »

Son objectif n’est pas de taxer pour dégager de nouvelles recettes, mais de rééquilibrer la situation immobilière au profit du logement. Il s’appuie ainsi sur une étude du groupe Immogroup Consulting, qui montre qu’à Paris et en Ile-de-France, la construction de bureaux s’est faite au détriment du logement. « Depuis 2003, l’Ile-de-France produit en moyenne 350000 m2 à 500000 m2 de bureaux de trop, explique Jean-Michel Ciuch, expert à Immogroup. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de pénurie de bureaux : ces dernières années, on fonctionne avec un stock de bureaux non occupés de plus de 1 million de mètres carrés à Paris ! Si on transformait ne serait-ce que 200000 m2 en logement, imaginez les milliers de familles qu’on pourrait loger ! » Mais cette politique a un coût : « De l’ordre de 500 à 600 € le mètre carré, précise Jacques Bagge, directeur du développement au cabinet Jones Lang LaSalle. La transformation de bureaux en logement, séduisante sur le papier, est elle aussi très coûteuse. Par expérience, je sais qu’une taxe ne conduirait qu’à une augmentation des loyers. Je ne pense pas que c’est l’effet recherché ! Il n’y a pas de surproduction de bureaux, au contraire, il y a une pénurie de bureaux neufs. En revanche, il y a un enjeu autour du stock de bureaux vétustes ou qui ne sont pas aux normes. Est-ce en taxant leurs propriétaires qu’on va les inciter à s’engager dans des coûts de rénovation parfois insurmontables ? »

Christophe Caresche a prévu des mécanismes incitatifs, comme des exemptions fiscales pour les propriétaires qui rénoveraient leurs bureaux ou les transformeraient en logements. Sa proposition de loi sera intégrée à celle, plus large, du Parti socialiste sur le logement qui sera débattue en mai à l’Assemblée nationale et au Sénat.

 

 

TEXTE de ma Proposition de Loi 

Par Christophe Caresche - Publié dans : revue de presse
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 18:17

Lundi 28 février 2011, j'étais invité au journal de 19h de Public Sénat à débattre du dernier remaniement annoncé la veille par Nicolas Sarkozy, avec Roger Karoutchi (UMP), Patrick Baudoin (président d'honneur de la FIDH) et Emmanuel Rivière (directeur de département de TNS-Sofres).

Depuis dimanche soir, on reparle de sécurité et d'immigration, sujets stratégiques de la droite pour la prochaine présidentielle... N Sarkozy agite le chiffon rouge de l'immigration quand il parle de flux migratoires incontrôlables. En disant cela, il est en contradiction avec le mouvement engagé pour une Démocratie en Tunisie, Egypte, Libye, etc... 

Ecoutez le débat à partir de la 8e minute.

Par Christophe Caresche - Publié dans : revue de presse
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 16:26

affiche_chute_v2.jpg C'est sous ce titre, à la fois énigmatique et inquiétant, que Yann Reuzeau, auteur de grand talent, a écrit une pièce qui se joue actuellement à la « Manufacture des Abbesses ».

Cette pièce est singulière à plus d'un titre. Elle se déroule en quatre épisodes, un chaque mois de janvier à avril (mais ceux qui ont raté un épisode pourront se rattraper !). Elle porte sur la politique, sujet peu ou mal abordé au théatre. « Chute d'une nation » est en effet l'histoire d'un député qui va être conduit, malgré lui, à s'engager dans les primaires de son Parti pour l'élection présidentielle. De gauche, mais profondément croyant ( ce qui n'est pas si fréquent !) Vampel, puisque c'est son nom, n'aspire qu'à faire honnêtement son travail de député, loin du tumulte de la politique, des conflits de personnes qu'il exècre et des médias dont il se méfie ! Poussé par son entourage et par les événements il est amené à monter sur scène, ou plutôt sur le ring, en se présentant à la candidature aux élections présidentielles.

L'intérêt de la pièce réside dans l'action qui se déroule de manière haletante. Reuzeau raconte cette histoire avec le rythme des feuilletons américains et un style direct et percutant qui ne laisse aucun répit au spectateur. On pense à une série comme « The shield » et bien sûr « A la maison blanche ». Nul pathos, nulle explication superflue, comme on pourrait l'attendre sur un tel sujet, mais une intrigue construite autour des personnages (plus d'une dizaine), qui se débattent avec leurs ambitions, leurs inhibitions, leurs convictions. La pièce présente une représentation très réaliste et très convaincante de ce qu'est l'activité politique aujourd'hui, sans jamais la réduire à une caricature. Elle met en scène le conflit intérieur d'un personnage contraint de recourir à des pratiques qu'il réprouve (mais qui finalement lui procurent un certain plaisir !) pour se faire entendre.

 

Ce faisant, apparaissent les interrogations ô combien légitimes sur le fonctionnement de notre démocratie, la tolérance vis à vis de la corruption, la médiatisation exacerbée, les moyens de la lutte pour le pouvoir... En définitive, c'est à une réflexion sur l'éthique du pouvoir à laquelle nous invite Reuzeau. Mais attendons la suite puisqu'il reste, encore, trois épisodes !

Avant d'écrire, Yann Reuzeau et Sophie Vonlanthen, tous deux responsables de la Manufacture - Sophie Vonlanthen campant, par ailleurs, le rôle de l'assistante parlementaire de Vampel dans la pièce -  avaient demandé à me voir pour s'informer et se renseigner sur le travail parlementaire. Ils ont passé, ainsi, quelques heures à l'Assemblée nationale et m'ont demandé de décrire mon activité. J'avais apprécié ce souci de réalisme, que l'on retrouve dans la pièce, même si l'histoire (mais pas les préoccupations !) de Vampel m'est étrangère. A leur invitation, je serai le dimanche 13 février à la Manufacture, après le deuxième épisode de la pièce, pour donner mon sentiment et répondre aux questions des spectateurs. Je serais très heureux de vous y retrouver.

Calendrier des épisodes et coordonnées

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Dans le 18e
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 17:17

big-l-immeuble-occupe-au-22-avenue-de-matignon-4338Il faudrait reconnaître "Jeudi noir" comme une œuvre de salubrité tant leur combat est nécessaire.

Je me suis rendu vendredi dernier, après bien d’autres, dans les locaux appartenant à AXA, que ce collectif occupe depuis une dizaine de jours. L’histoire de ces bureaux inoccupés depuis plusieurs années à deux pas de l’Elysée (on voit la cour de la présidence de la République du sommet de ce bâtiment, ce qui manifestement rend nerveux la police, qui filtre les entrées !) est exemplaire. La société d’assurance AXA possède, en face de son siège, 2500 m2 de bureaux qui sont vides depuis quatre ans ! Chaque matin, en se rendant à leur travail les dirigeants d’AXA passent devant ses locaux dont leur entreprise est propriétaire, sans, manifestement, leur trouver une destination.

Pourquoi ces bureaux ne trouvent-ils pas preneurs ?

Une récente étude d'un cabinet indépendant "Immogroup consulting" donne des explications très convaincantes. L'immobilier d'entreprise a connu, ces dernières années, particulièrement à Paris et en Ile de France un développement important. Les investisseurs, notamment institutionnels (banques, assurances, comme AXA...), ont investi, massivement, dans l'immobilier d'entreprise avec pour conséquence un excès d'offre de locaux professionnels. Ce sont donc plusieurs milliers de m2 de bureaux qui aujourd'hui sont sur le marché sans trouver preneurs. Cette situation est aggravée par le fait qu'une partie de ces bureaux n'est plus adaptée aux exigences actuelles du marché (c'est d'ailleurs, peut-être le cas de l'immeuble appartenant à AXA).

Mais ce qu'il y a de plus choquant dans cette évolution, c'est qu'elle a eu un impact non négligeable sur la situation du logement. La préférence accordée à l'immobilier d'entreprise s'est faite au détriment de la construction de logements. La démonstration "d'Immogroup consulting" est très claire, sur ce point. Le rythme de construction de bureaux a été constamment supérieure au rythme de construction de logements ces dernières années en Ile de France. En pesant sur la mobilisation des terrains, rares dans les zones agglomérées, en drainant les capacités d'investissement, la construction de bureaux a contraint la construction de logements.

Résultat : la construction de nouveaux logements a été freinée au profit de la réalisation de bureaux ... vides !

"Immogroup consulting" va jusqu'à évaluer que le déficit annuel de construction de logements en Ile de France correspond à l'excédent de construction de bureaux. Cela signifie que si on avait construit des logements à la place de ces bureaux, souvent vides, l'Ile de France aurait réussi à résorber son déficit de logements ! On voit l'ampleur du désastre.

Que faire, maintenant ? Reconvertir une partie de ces m2 de bureaux excédentaires en logements. Comment ? En prenant des mesures à la fois contraignantes, mais aussi incitatives, pour que les investisseurs s'engagent dans cette transformation.

On pourrait, comme le propose "Jeudi noir" créer une taxe sur les bureaux vides comme il existe une taxe sur les logements vides. Un propriétaire de bureaux qui n'auraient pas trouvé d'occupants au bout d'un certain temps serait lourdement taxé à moins qu'il ne décide de transformer ses bureaux en logements. Dans ce cas il serait encouragé par des exonérations fiscales. Il est sans doute possible de récupérer plusieurs milliers de m2 de bureaux, notamment ceux qui ne sont plus adaptés aux besoins du marché, avec un tel dispositif. Après tout, dans le centre de Paris, notamment, de nombreux bureaux étaient initialement des logements. Il s'agirait de leur rendre leur vocation originelle.

Mais il faut aussi réorienter l'investissement immobilier vers la construction de logements. Cela suppose une action sur les documents d'urbanisme et des mesures favorisant l'investissement dans le logement.

La crise du logement n'est pas une fatalité. Il est possible avec de l'imagination et de la détermination d'y remédier. C'est ce que nous montre "Jeudi noir".


PS : je veux apporter mon soutien à Julien Boucher, le responsable de l'association "Macaq" qui a été mis en cause récemment dans sa gestion de l'occupation de l'immeuble de la rue de la Banque. Des maladresses ont peut-être été commises, mais pour bien connaître Julien, je suis certain de son intégrité et de son honnêteté. Au demeurant, rien dans ce qui a été relaté par la presse ne m'a choqué.

Par Christophe Caresche - Publié dans : Parti socialiste
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 10:08

Les débats sur le projet de loi déposé par le gouvernement aux fins de créer un Défenseur des droits ont débuté à l'Assemblée nationale mardi 11 janvier 2011.
Par ce projet de loi, le gouvernement entend ainsi supprimer et remplacer les 5 autorités administratives existantes à savoir :  le médiateur de la République, le défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).
 Retrouvez et visionnez l'intervention que j'ai prononcée à ce sujet lors de la séance de nuit du 11 janvier. Je pointe deux graves défauts de ce nouveau Défenseur des droits : 
- il sera désigné par le Président de la République, ce qui fait planer la suspicion sur son indépendance à l'égard du pouvoir,
- les décisions qu'il prendra ne seront pas collégiales, car elles seront le fait d'une seule personne omnipotente et liée au pouvoir politique.
Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 12:19

ICIAprès les propos de Marine Le Pen, destinés à provoquer et à choquer, la question de la présence des musulmans dans la rue pour prier est à nouveau posée. Cette situation suscite, légitimement, des incompréhensions chez tous ceux qui sont attachés à la laïcité. Marine Le Pen et les groupuscules qui depuis des mois mènent campagne, notamment dans le 18e arrondissement, en stigmatisant « l'occupation » du domaine public, l'ont bien compris.

Pour avoir traité cette question, avec Bertrand Delanoë, dès 2001 et pour bien connaître la situation du 18ème arrondissement, il me semble important de rappeler un certain nombre d'éléments.

Même si cela ne constitue pas une justification, la présence des musulmans dans la rue est un phénomène limité dans le temps et dans l'espace. Ces regroupements ne concernent, en effet, que la prière du vendredi et sont circonscrits à deux portions de rue de l'arrondissement. La gêne pour les riverains et ceux qui se trouvent dans ces quartiers est limitée aux jours de prière, le vendredi. Je constate, d'ailleurs, que beaucoup s'expriment avec tolérance et compréhension vis à vis de cette pratique. Je constate, aussi, que d'autres phénomènes sont beaucoup plus perturbateurs pour ces quartiers. Je pense au trafic de drogues et à la prostitution qui constituent des nuisances autrement plus fortes que les prières dans la rue. On aimerait qu'elles soient dénoncées avec la même vigueur!

Ce n'est pas par plaisir ou par prosélytisme que les musulmans prient dans la rue. Les premières « victimes » de cette situation sont les fidèles eux mêmes qui parfois dans le froid ou sous la pluie sont contraints de prier dans de mauvaises conditions. Il faut tordre le cou à l'idée, malheureusement répandue au-delà des cercles d'extrême droite, selon laquelle les prières dans la rue seraient une manifestation de prosélytisme. La situation du 18ème arrondissement s'explique, uniquement, par le manque de places dans les mosquées. Celles-ci n'ont pas de capacités d'accueil suffisantes, d'autant qu'elles reçoivent un public venant très largement de l'extérieur de l'arrondissement. Ainsi, la fermeture de la mosquée de la rue de Tanger dans le 19e arrondissement, à accru la tension sur les mosquée du 18ème.

Il faut aider la communauté musulmane a disposer de lieux de culte, plus nombreux et mieux adaptés. C'est la conclusion qui devrait être logiquement tirée du constat de l'insuffisance de places  dans les mosquées. Or, ceux qui dénoncent la présence des prières dans la rue sont, bien souvent, ceux qui refusent la construction de mosquées nouvelles. En réalité, le combat de Marine Le Pen et de ses amis, ne vise pas à dénoncer une situation inacceptable au regard des principes de la laïcité, mais à mettre en cause une religion ; l'islam. C'est l'islamophobie qui anime l'extrême droite en France, comme en Europe.

Reste à trouver des solutions satisfaisantes pour les fidèles comme pour ceux qui ne le sont pas. Avec Bertrand Delanoë, nous nous sommes préoccupés de cette situation dès 2001, pas seulement pour régler le problème de l'occupation de l'espace public, mais aussi pour construire un lieu de culte digne de ce nom. Un projet de construction d'une mosquée et d'un centre culturel a donc été lancé par la Ville de Paris. Ce projet a mis du temps à aboutir. Aux difficultés inhérentes à toute construction d'équipement à Paris, il faut trouver et libérer le terrain, notamment, s'est ajouté la nécessité de respecter un cadre législatif contraignant (loi 1905) dès qu'il s'agit des relations entre une collectivité publique et un culte. Ces difficultés ont été surmontées. Le centre culturel dit des « cultures musulmanes » a ouvert dans des locaux provisoires. Un terrain a été trouvé à l'angle des rues Doudeauville et Stephenson. Un projet architectural de grande qualité a été retenu. La mosquée et le centre culturel appelé l’Institut des cultures d’Islam (ICI) devrait être réalisées d'ici deux ans.

Certains trouveront ces délais bien longs. Plus de dix ans pour construire un lieu de culte cela fait, effectivement, beaucoup ! C'est pourquoi je souhaite que la Mairie de Paris veille tout particulièrement à la réalisation de cet équipement ... le plus brièvement possible.

Mon interview à RTL : où en est le projet de mosquée dans le18e ?

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Dans le 18e
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 11:08

tribune2 Retrouvez l'intervention que j'ai prononcée, en tant que porte parole de groupe socialiste,  le 8 décembre dernier à l'occasion de débat consacré à la prochaine séance du conseil européen qui se réunira les 16 et 17 décembre à Bruxelles.

Ce prochain conseil est important.... Ce qui se jouera, c'est la capacité de l'Europe à opposer une réponse forte et durable aux marchés financiers. L'Europe saura t-elle desserrer la contrainte qui s'exerce sur plusieurs pays européens et qui menace la stabilité de l'euro ? Se jouera aussi la crédibilité de l'Europe aux yeux des citoyens qui la composent. La crise de l'euro est une crise de l'Europe car elle met fondamentalement en cause la confiance que les Européens ont dans l'Europe, ses institutions et sa monnaie. Si l'Europe ne parvient pas à surmonter cette crise, alors les citoyens européens se détourneront encore un peu plus d'elle. Les conséquences ne seront pas seulement économiques. Elle seront politiques avec la montée des replis nationaux et à terme, aussi, la dislocation de l'idéal européen. 

 Le Conseil examinera la mise en place d'un mécanisme de crise pour juguler la crise des dettes souveraines qui menacent certains pays européens. Il s'agit de pérenniser et d'améliorer le dispositif provisoire, prévu jusqu'en 2013, qui a été mis en place pour aider la Grèce et maintenant, l'Irlande.

A quelques jours de ce conseil, plusieurs interrogations restent posées, qui font douter de la capacité de l'Europe à sortir renforcée de cette discussion.... Le groupe socialiste a voulu en poser trois.

- une première concernant le montant du fond de stabilisation à pérenniser après 2013 qu'il faudra sensiblement augmenter ;

 - une concernant la participation du secteur privé au mécanisme de crise car il n'est en effet pas concevable que l'argent public puisse continuer à renflouer les banques sans aucune contrepartie ;

- et une troisième concernant la politique monétaire de la BCE dont il convient d'assouplir les règles d'intervention, notamment en vue de d'alléger le fardeau de la dette pour certains Etat qui sont en difficulté. 


 

Par Christophe Caresche - Publié dans : Travail parlementaire
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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 11:50

montjardet Dans un essai devenu une référence, Dominique Monjardet, qui fût un des pionniers de la sociologie policière, s’interrogeait sur « que fait la police ? ». Il montrait les limites d’une institution tournée, pour l’essentiel, vers le maintien de l’ordre public et le service de l’Etat, c’est à dire du pouvoir. Peu insérée dans la société, peu portée à nouer des partenariats, imprégnée d’une culture réactive, la police n’a pas été capable de prendre en charge la montée de la demande citoyenne liée à l’augmentation et au durcissement de la délinquance. C’est dans ce contexte, que la gauche a tenté de mettre en place la police de proximité afin de rapprocher la police du citoyen et de ses préoccupations, sur le modèle des polices dites « communautaires » qui se développèrent avec succès dans des pays comme le Canada ou même les Etats Unis.

Cette expérience fût interrompue avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur qui recentra la police sur ses « fondamentaux », en rassurant, certes, l’institution mais en la figeant dans ses traits les plus conservateurs.

Au moment où la gauche peut espérer revenir au pouvoir, la question de la réforme de la police se pose à nouveau à elle. Comment réussir à mettre la police au service du citoyen et de ses attentes ?

Face à cet enjeu, l’idée qu’il suffirait de reprendre le fil d’une réforme interrompue pour des raisons politiques est fausse. Si Nicolas Sarkozy a pu, avec succès, développer une critique de la police de proximité, c’est parce qu’elle recevait un large écho au sein, même, de l’institution policière. A bien des égards, Nicolas Sarkozy n’a été que le porte-parole des profondes réticences et résistances qui de la base au sommet se sont dressées contre une réforme qui remettait profondément en cause l’institution. Ne pas tirer cette conclusion, c’est s’interdire de bâtir une stratégie de changement efficace et pérenne. C’est se condamner à voir les moyens nouveaux absorbés par le jeu des services et des corporatismes. La gauche doit, donc, réfléchir à une nouvelle approche pour réformer la police.

Il convient, tout d’abord, de reconnaître que la création d’un service de sécurité de proximité passera par la mise en mouvement d’autres acteurs que la police nationale. Dans cette perspective, il faut accompagner et renforcer le développement des polices municipales qui ont vocation à devenir une composante essentielle de la police de proximité. La gauche, attachée à la vision républicaine, a, toujours, éprouvé une certaine réticence à l’égard des polices municipales, condamnant la « shérifisation » de la police. Mais, convenons, que les dérives constatées, aujourd’hui comme hier, dans la relation entre le pouvoir central et la police nationale montrent que la centralisation ne garantie, pas plus, le respect de certains principes. Reconnaissons également que  la police de proximité est par nature une police locale et que, partout où elle a réussi, elle a été mise en œuvre par des polices municipales. N’y a t-il pas une certaine antinomie entre la police de proximité et la police d’Etat, hiérarchisée et centralisée, que nous connaissons dans notre pays ?

Il convient également de rapprocher la police des territoires, notamment de ceux qui sont les plus exposés à la délinquance. Il faut donner à la police une réelle capacité de décisions et d’actions au niveau local et rompre avec un modèle d’organisation pyramidal, peu adapté au traitement de la délinquance. Pour cela, il serait souhaitable de créer une police d’agglomération dans chacune des grandes métropoles françaises. Celle-ci serait dirigée par un chef identifié, responsable, dont le processus de nomination garantirait la neutralité politique.

 

Dans les faits, l’animation de la politique de sécurité reposerait, dans ces agglomérations, sur un trinôme composé du maire de l’agglomération, élu au suffrage universel direct, du chef de la police et du procureur.

C’est la conjugaison des moyens dont disposent ces différentes autorités qui permettra de bâtir une politique de sécurité efficace.

Enfin, il faut instaurer un contrôle réelle des polices, nationale et municipale, et plus généralement des forces de sécurité au regard des règles déontologiques et du respect des droits individuels. Notre pays reste, malgré la création de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), très en retard, dans ce domaine. Le contrôle de la police devrait être confié à une autorité indépendante qui disposerait de son propre corps de contrôle et d’un véritable pouvoir de sanctions disciplinaires. Il serait logique que cette autorité regroupe, également, l’actuel Contrôleur des prisons.

La réforme de la police sera une œuvre de longue haleine. Pour aboutir, ceux qui la conduiront, devront avoir les idées claires et savoir où ils vont.

 

Christophe Caresche

Député de Paris (PS)

Par Christophe Caresche - Publié dans : Parti socialiste
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Depuis les dernières élections municipales de mars 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique, principe souvent défendu au PS.

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