En compagnie d’un député italien du Parti démocrate, Sandro Gozi, et de Matt Browne, un chargé de mission américain, Emma Reynolds, députée anglaise a suivi les primaires, à l’invitation du laboratoire d’idées Terra Nova, proche du PS, à l’origine de ce scrutin, et du député (PS) de la circonscription Christophe Caresche.
« Au début, j’étais sceptique, explique Emma Reynolds. En Angleterre, on a beaucoup de problèmes de fraudes dans les votes par correspondance. Mais là, je dois dire que je suis emballée. Il y a énormément de votants et surtout ça permet de toucher des personnes qui ne sont pas forcément militantes. C’est extrêmement important pour un parti. » La jeune élue songe à proposer des primaires en Grande-Bretagne, où elles n’existent pas.
En Italie, la gauche a déjà expérimenté deux fois ce processus. Sandro Gozi est ravi de voir la France l’imiter : « Le PS a fait une petite erreur, sourit l’Italien. Il a indiqué que la participation financière des votants se montait à 1 €. Il aurait dû dire 1 € minimum comme nous car, du coup, les gens donnent plus! » Emballé, l’Américain propose des innovations : « Il faut encore assouplir la règle, plaide Matt Browne. J’ai vu un étudiant revenir de Lyon pour voter, car il faut le faire où on est inscrit. C’est absurde! Il faudrait permettre le vote par Internet pour ratisser encore plus. » Christophe Caresche sourit : « Nos amis étrangers ne se rendent pas compte de la révolution que c’est déjà pour nous, Français. Le vote est toujours un sujet tabou et là, on demande quand même aux gens de s’afficher, c’est très nouveau. » Après une visite au siège du PS, les élus étrangers remettront un rapport sur leurs impressions.




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