Partager l'article ! Gauche et écologie : traiter enfin les questions qui fâchent: Tribune paru dans Le Monde, mardi 20 avril 2010 Une gauche "solidai ...
![]()
|
Christophe Caresche Député de Paris (18e circonscription) |
![]() |
| Ecologie |
Tribune paru dans Le Monde, mardi 20 avril 2010
Une gauche "solidaire", selon la formule de Martine Aubry, s'est rassemblée à l'occasion de ce second tour des élections régionales. C'est une excellente nouvelle. Les Français l'ont d'ailleurs bien compris puisqu'ils l'ont plébiscitée dans les urnes. Comment prolonger cet élan pour préparer l'échéance majeure de 2012 ? Cette question est essentielle. C'est, en partie, pour ne pas l'avoir réglée que la gauche et les écologistes ont connu l'échec en 2002 puis en 2007.
La pire des choses serait de considérer qu'il suffira, pour gagner, d'un troc de circonscriptions négocié entre les appareils, le moment venu, en comptant sur le rejet de la droite et de Nicolas Sarkozy. Poser la question de la juste représentation de chacun à l'Assemblée nationale est légitime. Donner le temps aux écologistes de s'organiser pour tenir compte de cette nouvelle donne est logique. Mais le sujet essentiel sur lequel tous les français nous attendent est la capacité de ce nouveau rassemblement des socialistes, des écologistes et du Front de gauche à définir un véritable contrat de gouvernement, avec des propositions précises et convaincantes. Pour y parvenir, nous proposons une nouvelle méthode.
L'important est d'aborder rapidement les problèmes de fond, qui, au moins en apparence, sont le plus susceptibles de fâcher. La gauche doit engager un débat sur les grandes questions qui se posent au pays, mais qui parfois aussi la divisent. La facilité serait d'attendre le dernier moment pour en discuter, dans les pires conditions.
Quatre questions, parmi d'autres, méritent d'être traitées. D'abord la conception du modèle économique que nous souhaitons. Les approches de la croissance sont certes différentes, mais nul ne nie plus aujourd'hui la nécessité d'une transition écologique conduisant à un modèle de développement plus sobre. Sur cette base, il faudra déterminer ce qui fait précisément débat, par exemple l'évolution de certaines activités, comme l'industrie automobile.
Ensuite la question énergétique, et en particulier la place du nucléaire. Dans ce domaine également, au-delà des positions de principe, des propositions dépassant les clivages existants peuvent être mises sur la table. Il s'agirait, par exemple, de donner la priorité aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables, en admettant que le choix économiquement et écologiquement contestable du tout nucléaire ne pourra évoluer que progressivement, en prenant en compte l'existant.
La réforme de la fiscalité doit, elle aussi, être mise en discussion. Pour assurer la transition écologique, mais aussi pour faire face aux déficits qui pèsent sur les générations futures, une profonde réforme de la fiscalité est nécessaire. Cette occasion doit être saisie pour penser ensemble la question écologique et la question sociale. Notre système fiscal doit permettre à la fois de réduire fortement les inégalités et d'encourager la mutation écologique de l'économie et de la société. C'est pour ne pas l'avoir compris que le gouvernement a été contraint de retirer son projet de taxe carbone.
La réforme des retraites est enfin particulièrement d'actualité. Face au gouvernement, il est souhaitable que toutes les forces de la gauche solidaire se retrouvent sur quelques idées simples et alternatives : pérennité du système de répartition ; nouveaux financements, notamment contribution plus importante des revenus financiers ; prise en compte véritable de la pénibilité et de l'espérance de vie.
Ces questions ne doivent pas être discutées en vase clos, mais au contraire susciter un vaste débat démocratique avec tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et les écologistes. La préparation du contrat de gouvernement, comme l'a été en son temps la "fabrique", en Italie, doit être l'occasion de mettre en œuvre de nouvelles formes démocratiques, qu'on les appelle participatives ou citoyennes. Le Parti socialiste a décidé d'organiser en mai une convention nationale sur le nouveau modèle de développement. Cette réunion ne saurait en aucun cas constituer un aboutissement. Elle doit être au contraire le point de départ d'une discussion commune avec l'ensemble des partenaires du Parti socialiste. C'est la condition pour que le contrat de gouvernement puisse se fonder sur des bases solides. Alors seulement pourra être négocié le choix du dispositif présidentiel et législatif qui permettra la victoire de la gauche solidaire en 2012.
Christophe Caresche est député de Paris ; Géraud Guibert est porte-parole du pôle écologique ; Philippe Plisson linkest député de Gironde
|
Vous trouverez sur ce blog des infos sur mon travail parlementaire et dans le 18e arrondissement,
ma circonscription et aussi de nombreux commentaires sur la situation politique. Depuis les dernières élections municipales de mars 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique, principe souvent défendu au PS. N’hésitez pas à réagir et à vous abonner à ce blog ! |
Pour m'écrire
caresche@club-internet.fr
Pour me rencontrer
Permanence parlementaire :
76 bis rue Duhesme à Paris 18e.
Tel. 01 55 79 15 15 ou 01 40 63 93 21
Réception du public :
Lundi et jeudi de 9h30 à 12h
Mardi de 15h à 17h

| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires