L’occupation par le collectif Jeudi noir d’un immeuble de bureaux vacants d’Axa, cet hiver dans le VIIIe, l’a convaincu d’agir. « On s’est rendu compte que certains grands groupes, comme Axa, valorisent ce type de bureaux dans leurs actifs, qu’ils soient loués ou pas ! Parfois, ils s’enrichissent sans louer plutôt que de financer une coûteuse remise aux normes. C’est une perversion qui découle de la spéculation immobilière et qu’il faut corriger ».
Rééquilibrer la situation immobilière
Le député, qui a reçu l’appui de ses dix autres collègues socialistes à Paris, propose donc une taxe qui serait appliquée au bout d’un an de vacance. « Pour l’immeuble d’Axa, de 2500 m2, cela aurait représenté 80000 € de taxes la première année, 160000 € la 2e, etc. »
Son objectif n’est pas de taxer pour dégager de nouvelles recettes, mais de rééquilibrer la situation immobilière au profit du logement. Il s’appuie ainsi sur une étude du groupe Immogroup Consulting, qui montre qu’à Paris et en Ile-de-France, la construction de bureaux s’est faite au détriment du logement. « Depuis 2003, l’Ile-de-France produit en moyenne 350000 m2 à 500000 m2 de bureaux de trop, explique Jean-Michel Ciuch, expert à Immogroup. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de pénurie de bureaux : ces dernières années, on fonctionne avec un stock de bureaux non occupés de plus de 1 million de mètres carrés à Paris ! Si on transformait ne serait-ce que 200000 m2 en logement, imaginez les milliers de familles qu’on pourrait loger ! » Mais cette politique a un coût : « De l’ordre de 500 à 600 € le mètre carré, précise Jacques Bagge, directeur du développement au cabinet Jones Lang LaSalle. La transformation de bureaux en logement, séduisante sur le papier, est elle aussi très coûteuse. Par expérience, je sais qu’une taxe ne conduirait qu’à une augmentation des loyers. Je ne pense pas que c’est l’effet recherché ! Il n’y a pas de surproduction de bureaux, au contraire, il y a une pénurie de bureaux neufs. En revanche, il y a un enjeu autour du stock de bureaux vétustes ou qui ne sont pas aux normes. Est-ce en taxant leurs propriétaires qu’on va les inciter à s’engager dans des coûts de rénovation parfois insurmontables ? »
Christophe Caresche a prévu des mécanismes incitatifs, comme des exemptions fiscales pour les propriétaires qui rénoveraient leurs bureaux ou les transformeraient en logements. Sa proposition de loi sera intégrée à celle, plus large, du Parti socialiste sur le logement qui sera débattue en mai à l’Assemblée nationale et au Sénat.





Bonjour,
Juste un petit message de soutien a votre projet de loi. Je pense que le bulle immobilière actuel est un gros frein au pouvoir d'achat des français. Ce que l'on met dans un crédit c'est ce que l'on ne met pas dans d'autres poste de dépense qui font tourné le pays.
Je me permets un petit témoignage.
Je fais parti de ce que l'on pourrais apeller la "middle Class". Il y a quelques année j'avais l'intention d'acheter un logement mais les prix me semblaient trop élevés. Depuis les prix n'ont fait qu'augmenté me rendant insolvable pour une aquisition. Je ne suis donc clairement pas impartial sur le sujet, mais revenant du salon du logement avec un ami plus aisé que moi, qui vient de se lancer dans une acquisition, avec credit sur 20 ans, j'ai constaté que le nouveaux prêt à taux zéro (PTZ) est un argument pour les vendeurs pour justifier des prix d'achat encore plus élevé.
Dans les futurs programme neuf actuel, pour Puteaux, mon ami a payer 7500 euros le m2, dans le 17 et le 18eme arrondissement de Paris, les prix dans le neuf sont entre 12000 et 15000 euros le m2.... Je me considérais comme quelqu'un de favorisé, a ce prix là, ce n'est plus possible....
J'ai donc le sentiment que ce qui peux paraitre être un avantage pour les nouveaux aquereur ressemble plus a un moyen pour les vendeur d'augmenter leur profit.
J'en suis à penser que ces aides sont finalement un piège pour le futur acheteur.
Je ne suis pas une personne dans le besoin et pourtant j'ai l'impression par moment que l'on essaye de tuer la classe moyenne.
On m'a toujours appris qu'une classe moyenne forte était le signe d'une démocratie en bonne santé.
J'aimerais votre avis sur la question.