Quantcast
Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 14:37

Tribune publiée dans LEMONDE, le 8 mars 2012 par Christophe Caresche, Député de Paris, vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale chargé des questions européennes.

Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, plusieurs chefs de gouvernement d'Etats européens se seraient concertés pour ne pas rencontrer François Hollande dans le cadre de la campagne présidentielle. Cette information laisserait à penser qu'une coalition de pays européens pourrait se constituer pour s'opposer aux positions françaises, si François Hollande était élu président. Cette situation est-elle possible ? Faut-il la redouter ?

On notera tout d'abord que cette information a été immédiatement démentie par l'entourage de la chancelière Angela Merkel, comme si l'affichage d'une telle stratégie était inconcevable. Et de fait, l'Histoire nous enseigne que si des dirigeants français et allemands ont voulu s'affranchir de la relation privilégiée entre la France et l'Allemagne, ils ont été contraints très rapidement d'y renoncer.

Ce fut le cas de Gerhard Schröder qui, accédant au pouvoir en 1998, s'était mis en tête de construire un axe avec le Royaume-Uni et Tony Blair, fondé sur le neue mitte ("nouveau centre"). Cette tentative fit long feu, et l'Allemagne reprit son tête-à-tête avec la France pour s'affranchir d'un commun accord des règles du pacte de stabilité. Ce fut le cas de Nicolas Sarkozy, qui, à peine élu, rechercha, toujours avec Londres, un allié pour imposer ses vues à Berlin.Cette stratégie fut à l'origine d'une grande tension avec notre partenaire germanique, qui culmina avec la création de l'Union pour la Méditerranée. La France décida de lancer cette initiative sans associer l'Allemagne, qui fit part de son mécontentement. Aujourd'hui, l'Union pour la Méditerranée est revenue dans le giron européen, la France ayant été contrainte de céder la coprésidence à l'Union européenne. Quant au couple franco-allemand, il n'a jamais été aussi uni, symbolisé par l'association des patronymes des dirigeants des deux pays : "Merkozy".

DÉRISOIRE
En réalité, si la France et l'Allemagne ont cherché l'appui d'autres pays pour renforcer leurs positions, cela s'est toujours terminé par un compromis franco-allemand assumé solidairement. Aujourd'hui comme hier, il n'y a pas d'alternative à la relation franco-allemande. Ces deux pays sont les seuls, par leur histoire, leur géographie, leurs poids démographique et économique, a pouvoir incarner une dynamique européenne. En outre, le débat franco-allemand résume, bien souvent, la diversité des positions des autres pays européens. C'est pourquoi ces pays acceptent, même en protestant, les décisions prises par la France et l'Allemagne. Ni le Royaume-Uni, trop marginal, ni les pays du Nord ou du Sud, dont les modèles culturels sont trop éloignés, ne sont en mesure de jouer ce rôle. Il ne faut, donc, pas accorder trop d'importance aux petites manoeuvres, vraies ou supposées, qui sont le prélude à une discussion inévitable entre la France et l'Allemagne. Il y a quelque chose de dérisoire dans le refus de Mme Merkel de rencontrer celui qui pourrait être son prochain interlocuteur. Plutôt que de former des coalitions illusoires, mieux vaudrait s'atteler à créer, dès maintenant, les conditions de la confiance. La France et l'Allemagne sont condamnées à s'entendre.

 

Par Christophe Caresche - Publié dans : A l'ASSEMBLEE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Bienvenue

Vous trouverez sur ce blog des infos sur mon travail parlementaire, des commentaires sur l'actualité politique et quelques détails sur mes actions menées dans le 18e.

Depuis 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique.

Contactez-nous

Pour m'écrire

caresche@club-internet.fr ou ccaresche@assemblee-nationale.fr

Pour me rencontrer dans le 18e
Permanence parlementaire :
76 bis rue Duhesme à Paris 18e.
Tel. 01 55 79 15 15 ou 01 40 63 93 21
Réception du public sans RDV :
Lundi et jeudi de 9h30 à 12h
Mardi de 15h à 17h, et le vendredi sur RDV

perm

Agenda

Cette semaine, l’Assemblée nationale poursuie ses travaux avec les projets de loi portant sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et sur l’enseignement supérieur et la recherche.

Mardi 21 mai à 14h, communication de la commission des affaires européennes sur le financement du cinéma européenpuis, à 15h, séance des questions au Gouvernement, puis à 16h15, audition de Mme Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur.

Mercredi 22 mai à 12h30, déjeuner de travail avec Claude Bartolone, puis à 15h, séance des questions au Gouvernement puis à 16h15, la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, auditionnera M. Robert de Metz, président du conseil d’administration de Dexia S.A. et M. Karel de Boeck, administrateur délégué. Enfin à 16h30, participation à la table ronde, dans le cadre de la commission des affaires européennes, qui portera sur le sujet de la pauvreté et de l’alimentation en Europe.

Mercredi 22 mai de 17h à 22h, vote d’investiture d’Anne Hidalgo pour la mairie de Paris, salle de Trétaigne, 7 ter rue de Trétaigne.

Jeudi 23 mai à 11h, participation au colloque « le logement moteur de confiance, croissance et lien social ? à l’Université Paris-Dauphine (organisé par la chaire Ville et immobilier de l’université et Orpi)

Vendredi 24 mai à partir de 14H30, rdv à ma permanence parlementaire

Samedi 25 mai à 14h, Fête des jardins du Ruisseau

Agenda novembre et décembre 2012

Connaissez-vous Francis Hollande ?

Mon clip de campagne, la CreschExperience a fait le buzz. Tous les grands médias en on parlé, le Monde, Libération, le Parisien, France Info, LCI, Dixhuitinfo.com, Skyrock, la chaine Parlementaire, Europe 1 (le lab), France Soir... Il a été visionné plus de 23000 fois sur You tube. Bref, un succès. Laissez vous guider vous-aussi par la CareschExpeirence....

Recherche

Abonnez-vous à ce blog

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés