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Christophe Caresche Député de Paris (18e circonscription) |
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| Ecologie |
Martine Aubry vient d'annoncer sa candidature à l'élection présidentielle. J'ai décidé de la soutenir et de lui apporter mon parrainage dans le cadre de la « primaire » du Parti socialiste.
Ce choix est d'abord dicté par la cohérence. Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry a « naturellement » vocation à le représenter dans la compétition présidentielle qui s'annonce. Elle est la mieux placée pour rassembler les socialistes puis la gauche et les écologistes dans la perspective de ce scrutin. Elle est aussi la mieux placée pour assurer l'indispensable articulation, qui a fait tant défaut lors de la dernière élection présidentielle, entre le Parti et son candidat. La position institutionnelle de Martine Aubry, ne disqualifie, certes pas les autres candidats, mais, elle est, à l'évidence, un gage d'efficacité, d'unité et de cohérence. Martine Aubry est la candidate qui garantit le mieux les chances de succès du Parti socialiste et de la gauche.
Ce choix est, aussi, dicté par la qualité du travail et la stature de Martine Aubry. La tâche qu'elle a accomplie à la tête du Parti socialiste est unanimement respectée et reconnue. Alors que le Parti socialiste était divisé, comme jamais, après le Congrès de Reims, elle a su le remettre au travail de manière apaisée et rassemblée. Si le Parti socialiste peut aborder avec confiance les primaires, après l'épreuve qu'il a vécue avec l'affaire Strauss-Kahn, c'est en grande partie grâce à elle. Le Parti socialiste est aujourd'hui en ordre marche pour affronter les échéances à venir, présidentielle et législatives. Il a un projet, il a noué des relations positives avec ses partenaires, il a une stratégie claire de rassemblement de la gauche et des écologistes.
En outre, Martine Aubry a une stature et un parcours personnel qui la désignent particulièrement pour exercer les plus hautes fonctions de l'Etat. Elle a acquis une grande crédibilité dans les postes qu'elle a occupés, comme ministre ou comme maire notamment. J'ajoute qu'elle a une éthique personnelle et une conception collective du pouvoir qui correspondent à ce que l'on peut attendre d'un élu de gauche. Sur ce plan, elle n'a pas hésité à porter un véritable projet de rénovation des pratiques au sein du Parti socialiste, quitte à heurter certains. Elle a notamment pris des engagements clairs et qui seront tenus, si elle est désignée et élue, sur la réduction du cumul des mandats. Je considère, comme parlementaire, que cette mesure pour laquelle je me suis battu en 2007, aux élections municipales, et que je me suis appliqué à moi-même est un élément décisif de la rénovation de notre système politique. Avec Ségolène Royal, seule Martine Aubry, a, parmi les candidats qui se présentent à la « primaire », un discours clair sur la question. L'un en avait fait un combat emblématique, mais a finalement renoncé à se l'appliquer, l'autre laisse entendre que s'il était désigné il reviendrait sur cette règle, quant au troisième il revendique le cumul comme une pratique nécessaire.
Enfin, Martine Aubry, a affirmé des positions offensives sur les questions écologiques qui me tiennent particulièrement à coeur, comme co-fondateur du pôle écologique. Elle s'est, notamment, prononcée, sans ambiguïté, pour une sortie du nucléaire, dans des conditions qui permettent d'assurer une transition énergétique soutenable à notre pays.
Pour toutes ces raisons et bien d'autres je souhaite que Martine Aubry soit désignée à l'issue de ces « primaires » pour représenter les socialistes à l'élection présidentielle. Mais cela n'exclut évidemment pas l'estime que j'éprouve pour les autres candidats. Car au-delà des choix personnels, il faut d'abord espérer que cette « primaire » permette un débat de qualité et donne une image positive de nous même.
Le projet PS 2012 a largement intégré les amendements du Pôle écologique que jai présentés sur
ce blog dernièrement lors du conseil national du PS. Ainsi les questions du moratoire sur toute nouvelle installation nucléaire et du développement des filières de démentèlement des
centrales, créatrices d'emplois et d'innovation, y figurent et cela est une bonne chose. En effet, la catstrophe nucléaire de Fukushima marque la fin d'une époque pour l'industrie nucléaire et
comme les alternatives existent, "sortir du nucléaire" est une condition de la réorientation de nos priorités et de nos investissements.
Le parti socialiste qui a amorcé une nette mutation doit approfondir sa réflexion et son évolution sur le nucléaire. Le débat doit continuer en son sein et nous vous proposons, avec Aurélie Filippetti, Géraug Guilbert, Jean-Paul Chanteguet et Jean-Patrick Gilles d'y participer en allant sur le site que nous venons de créer au PS.
Il faudrait reconnaître "Jeudi
noir" comme une œuvre de salubrité tant leur combat est nécessaire.
Je me suis rendu vendredi dernier, après bien d’autres, dans les locaux
appartenant à AXA, que ce collectif occupe depuis une dizaine de jours. L’histoire de ces bureaux inoccupés depuis plusieurs années à deux pas de l’Elysée (on voit la cour de la présidence de la
République du sommet de ce bâtiment, ce qui manifestement rend nerveux la police, qui filtre les entrées !) est exemplaire. La société d’assurance AXA possède, en face de son siège, 2500 m2 de
bureaux qui sont vides depuis quatre ans ! Chaque matin, en se rendant à leur travail les dirigeants d’AXA passent devant ses locaux dont leur entreprise est propriétaire, sans, manifestement,
leur trouver une destination.
Pourquoi ces bureaux ne trouvent-ils pas preneurs ?
Une récente étude
d'un cabinet indépendant "Immogroup consulting" donne des explications très convaincantes. L'immobilier d'entreprise a connu, ces dernières années, particulièrement à Paris et en Ile de France un
développement important. Les investisseurs, notamment institutionnels (banques, assurances, comme AXA...), ont investi, massivement, dans l'immobilier d'entreprise avec pour conséquence un excès
d'offre de locaux professionnels. Ce sont donc plusieurs milliers de m2 de bureaux qui aujourd'hui sont sur le marché sans trouver preneurs. Cette situation est aggravée par le fait qu'une partie
de ces bureaux n'est plus adaptée aux exigences actuelles du marché (c'est d'ailleurs, peut-être le cas de l'immeuble appartenant à AXA).
Mais ce
qu'il y a de plus choquant dans cette évolution, c'est qu'elle a eu un impact non négligeable sur la situation du logement. La préférence accordée à l'immobilier d'entreprise s'est faite au
détriment de la construction de logements. La démonstration "d'Immogroup consulting" est très claire, sur ce point. Le rythme de construction de bureaux a été constamment supérieure au rythme de
construction de logements ces dernières années en Ile de France. En pesant sur la mobilisation des terrains, rares dans les zones agglomérées, en drainant les capacités d'investissement, la
construction de bureaux a contraint la construction de logements.
Résultat : la construction de nouveaux logements a été freinée au profit de la
réalisation de bureaux ... vides !
"Immogroup consulting" va jusqu'à évaluer que le déficit annuel de construction de logements en Ile de France
correspond à l'excédent de construction de bureaux. Cela signifie que si on avait construit des logements à la place de ces bureaux, souvent vides, l'Ile de France aurait réussi à résorber son
déficit de logements ! On voit l'ampleur du désastre.
Que faire, maintenant ? Reconvertir une partie de ces m2 de bureaux excédentaires en logements.
Comment ? En prenant des mesures à la fois contraignantes, mais aussi incitatives, pour que les investisseurs s'engagent dans cette
transformation.
On pourrait, comme le propose "Jeudi noir" créer une taxe sur les bureaux vides comme il existe une taxe sur les logements vides. Un
propriétaire de bureaux qui n'auraient pas trouvé d'occupants au bout d'un certain temps serait lourdement taxé à moins qu'il ne décide de transformer ses bureaux en logements. Dans ce cas il
serait encouragé par des exonérations fiscales. Il est sans doute possible de récupérer plusieurs milliers de m2 de bureaux, notamment ceux qui ne sont plus adaptés aux besoins du marché, avec un
tel dispositif. Après tout, dans le centre de Paris, notamment, de nombreux bureaux étaient initialement des logements. Il s'agirait de leur rendre leur vocation
originelle.
Mais il faut aussi réorienter l'investissement immobilier vers la construction de logements. Cela suppose une action sur les documents
d'urbanisme et des mesures favorisant l'investissement dans le logement.
La crise du logement n'est pas une fatalité. Il est possible avec de
l'imagination et de la détermination d'y remédier. C'est ce que nous montre "Jeudi noir".
PS : je veux apporter mon soutien à
Julien Boucher, le responsable de l'association "Macaq" qui a été mis en cause récemment dans sa gestion de l'occupation de l'immeuble de la rue de la Banque. Des maladresses ont peut-être été
commises, mais pour bien connaître Julien, je suis certain de son intégrité et de son honnêteté. Au demeurant, rien dans ce qui a été relaté par la presse ne m'a
choqué.
Dans un essai devenu une référence, Dominique Monjardet, qui fût un des pionniers de la sociologie policière, s’interrogeait sur
« que fait la police ? ». Il montrait les limites d’une institution tournée, pour l’essentiel, vers le maintien de l’ordre public et le service de l’Etat, c’est à dire du
pouvoir. Peu insérée dans la société, peu portée à nouer des partenariats, imprégnée d’une culture réactive, la police n’a pas été capable de prendre en charge la montée de la demande citoyenne
liée à l’augmentation et au durcissement de la délinquance. C’est dans ce contexte, que la gauche a tenté de mettre en place la police de proximité afin de rapprocher la police du citoyen et de
ses préoccupations, sur le modèle des polices dites « communautaires » qui se développèrent avec succès dans des pays comme le Canada ou même les Etats Unis.
Cette expérience fût interrompue avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur qui recentra la police sur ses « fondamentaux », en rassurant, certes, l’institution mais en la figeant dans ses traits les plus conservateurs.
Au moment où la gauche peut espérer revenir au pouvoir, la question de la réforme de la police se pose à nouveau à elle. Comment réussir à mettre la police au service du citoyen et de ses attentes ?
Face à cet enjeu, l’idée qu’il suffirait de reprendre le fil d’une réforme interrompue pour des raisons politiques est fausse. Si Nicolas Sarkozy a pu, avec succès, développer une critique de la police de proximité, c’est parce qu’elle recevait un large écho au sein, même, de l’institution policière. A bien des égards, Nicolas Sarkozy n’a été que le porte-parole des profondes réticences et résistances qui de la base au sommet se sont dressées contre une réforme qui remettait profondément en cause l’institution. Ne pas tirer cette conclusion, c’est s’interdire de bâtir une stratégie de changement efficace et pérenne. C’est se condamner à voir les moyens nouveaux absorbés par le jeu des services et des corporatismes. La gauche doit, donc, réfléchir à une nouvelle approche pour réformer la police.
Il convient, tout d’abord, de reconnaître que la création d’un service de sécurité de proximité passera par la mise en mouvement d’autres acteurs que la police nationale. Dans cette perspective, il faut accompagner et renforcer le développement des polices municipales qui ont vocation à devenir une composante essentielle de la police de proximité. La gauche, attachée à la vision républicaine, a, toujours, éprouvé une certaine réticence à l’égard des polices municipales, condamnant la « shérifisation » de la police. Mais, convenons, que les dérives constatées, aujourd’hui comme hier, dans la relation entre le pouvoir central et la police nationale montrent que la centralisation ne garantie, pas plus, le respect de certains principes. Reconnaissons également que la police de proximité est par nature une police locale et que, partout où elle a réussi, elle a été mise en œuvre par des polices municipales. N’y a t-il pas une certaine antinomie entre la police de proximité et la police d’Etat, hiérarchisée et centralisée, que nous connaissons dans notre pays ?
Il convient également de rapprocher la police des territoires, notamment de ceux qui sont les plus exposés à la délinquance. Il faut donner à la police une réelle capacité de décisions et d’actions au niveau local et rompre avec un modèle d’organisation pyramidal, peu adapté au traitement de la délinquance. Pour cela, il serait souhaitable de créer une police d’agglomération dans chacune des grandes métropoles françaises. Celle-ci serait dirigée par un chef identifié, responsable, dont le processus de nomination garantirait la neutralité politique.
Dans les faits, l’animation de la politique de sécurité reposerait, dans ces agglomérations, sur un trinôme composé du maire de l’agglomération, élu au suffrage universel direct, du chef de la police et du procureur.
C’est la conjugaison des moyens dont disposent ces différentes autorités qui permettra de bâtir une politique de sécurité efficace.
Enfin, il faut instaurer un contrôle réelle des polices, nationale et municipale, et plus généralement des forces de sécurité au regard des règles déontologiques et du respect des droits individuels. Notre pays reste, malgré la création de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), très en retard, dans ce domaine. Le contrôle de la police devrait être confié à une autorité indépendante qui disposerait de son propre corps de contrôle et d’un véritable pouvoir de sanctions disciplinaires. Il serait logique que cette autorité regroupe, également, l’actuel Contrôleur des prisons.
La réforme de la police sera une œuvre de longue haleine. Pour aboutir, ceux qui la conduiront, devront avoir les idées claires et savoir où ils vont.
Christophe Caresche
Député de Paris (PS)
Tribune paru dans Le Monde, mardi 20 avril 2010
Une gauche "solidaire", selon la formule de Martine Aubry, s'est rassemblée à l'occasion de ce second tour des élections régionales. C'est une excellente nouvelle. Les Français l'ont d'ailleurs bien compris puisqu'ils l'ont plébiscitée dans les urnes. Comment prolonger cet élan pour préparer l'échéance majeure de 2012 ? Cette question est essentielle. C'est, en partie, pour ne pas l'avoir réglée que la gauche et les écologistes ont connu l'échec en 2002 puis en 2007.
La pire des choses serait de considérer qu'il suffira, pour gagner, d'un troc de circonscriptions négocié entre les appareils, le moment venu, en comptant sur le rejet de la droite et de Nicolas Sarkozy. Poser la question de la juste représentation de chacun à l'Assemblée nationale est légitime. Donner le temps aux écologistes de s'organiser pour tenir compte de cette nouvelle donne est logique. Mais le sujet essentiel sur lequel tous les français nous attendent est la capacité de ce nouveau rassemblement des socialistes, des écologistes et du Front de gauche à définir un véritable contrat de gouvernement, avec des propositions précises et convaincantes. Pour y parvenir, nous proposons une nouvelle méthode.
L'important est d'aborder rapidement les problèmes de fond, qui, au moins en apparence, sont le plus susceptibles de fâcher. La gauche doit engager un débat sur les grandes questions qui se posent au pays, mais qui parfois aussi la divisent. La facilité serait d'attendre le dernier moment pour en discuter, dans les pires conditions.
Quatre questions, parmi d'autres, méritent d'être traitées. D'abord la conception du modèle économique que nous souhaitons. Les approches de la croissance sont certes différentes, mais nul ne nie plus aujourd'hui la nécessité d'une transition écologique conduisant à un modèle de développement plus sobre. Sur cette base, il faudra déterminer ce qui fait précisément débat, par exemple l'évolution de certaines activités, comme l'industrie automobile.
Ensuite la question énergétique, et en particulier la place du nucléaire. Dans ce domaine également, au-delà des positions de principe, des propositions dépassant les clivages existants peuvent être mises sur la table. Il s'agirait, par exemple, de donner la priorité aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables, en admettant que le choix économiquement et écologiquement contestable du tout nucléaire ne pourra évoluer que progressivement, en prenant en compte l'existant.
La réforme de la fiscalité doit, elle aussi, être mise en discussion. Pour assurer la transition écologique, mais aussi pour faire face aux déficits qui pèsent sur les générations futures, une profonde réforme de la fiscalité est nécessaire. Cette occasion doit être saisie pour penser ensemble la question écologique et la question sociale. Notre système fiscal doit permettre à la fois de réduire fortement les inégalités et d'encourager la mutation écologique de l'économie et de la société. C'est pour ne pas l'avoir compris que le gouvernement a été contraint de retirer son projet de taxe carbone.
La réforme des retraites est enfin particulièrement d'actualité. Face au gouvernement, il est souhaitable que toutes les forces de la gauche solidaire se retrouvent sur quelques idées simples et alternatives : pérennité du système de répartition ; nouveaux financements, notamment contribution plus importante des revenus financiers ; prise en compte véritable de la pénibilité et de l'espérance de vie.
Ces questions ne doivent pas être discutées en vase clos, mais au contraire susciter un vaste débat démocratique avec tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et les écologistes. La préparation du contrat de gouvernement, comme l'a été en son temps la "fabrique", en Italie, doit être l'occasion de mettre en œuvre de nouvelles formes démocratiques, qu'on les appelle participatives ou citoyennes. Le Parti socialiste a décidé d'organiser en mai une convention nationale sur le nouveau modèle de développement. Cette réunion ne saurait en aucun cas constituer un aboutissement. Elle doit être au contraire le point de départ d'une discussion commune avec l'ensemble des partenaires du Parti socialiste. C'est la condition pour que le contrat de gouvernement puisse se fonder sur des bases solides. Alors seulement pourra être négocié le choix du dispositif présidentiel et législatif qui permettra la victoire de la gauche solidaire en 2012.
Christophe Caresche est député de Paris ; Géraud Guibert est porte-parole du pôle écologique ; Philippe Plisson linkest député de Gironde
Invité sur France 24 le lendemain du 2e tour des régionales en face de Brigitte Kuster, maire UMP du 17e, retrouvez mon analyse : désaveu cinglant de la politique et du style Sarkozy, une droite sourde aux messages des Français, perte de légitimité du gouvernement, expression d’un sentiment profond d’injustice, nécessité de poursuivre et consolider le rassemblement à gauche…
Europe Ecologie est "légitime" à revendiquer "la première place" sur une liste commune avec le Parti socialiste en
Languedoc-Roussillon au premier tour des régionales de mars, estime le député socialiste de Paris Christophe Caresche un entretien au "Parisien"/"Aujourd'hui en France" daté de vendredi.
"Les Verts ont acquis une légitimité contre (le président sortant Georges) Frêche qui les autorise à revendiquer la première place", affirme-t-il, réagissant à l'échec mercredi des négociations entre la maire PS de Montpellier Hélène Mandroux, investie par son parti pour contrer Georges Frêche, et la tête de liste Europe Ecologie Jean-Louis Roumégas.
M. Caresche qualifie cette situation de blocage de "catastrophique" et avertit que la désunion de la gauche offre à George Frêche "la quasi certitude de la victoire". Selon lui, un accord avec les écologistes est "vital" pour battre le président de région exclu du PS en 2007. "Il n'y a (...) pas vraiment le choix".
A défaut d'accord avec Europe Ecologie, la maire de Montpellier devra trouver 77 candidats dans les cinq départements de sa région, d'ici le 15 février, date limite de dépôt des listes pour le premier tour le 14 mars.
"Cette affaire crispe nos relations avec Europe Ecologie", déplore le député, inquiet quant aux éventuels accords que le PS aurait à passer avec Europe Ecologie entre les deux tours de scrutin. "Des candidats socialistes envisagent dans certaines régions de ne pas conclure d'accord au second tour", affirme-t-il, ajoutant que les contentieux locaux se multiplient.
Europe Ecologie avait proposé à Mme Mandroux la tête de liste départementale dans l'Hérault, mais refusait de lui céder la place de N°1 dans la région, réclamée par le PS.
Georges Frêche, qui se présente à la tête d'une liste étiquetée "divers gauche", bénéficie d'un large soutien de la part
de toutes les fédérations socialistes locales du Languedoc-Roussillon mais les socialistes inscrits sur sa liste sont menacés d'exclusion du parti. Pour Christophe Caresche, c'est logique: "le PS
a décidé de reconstruire une alternative de gauche dans cette région. Il n'y a donc pas vraiment le choix". AP
Paru sur le site du nouvelobs.com
La proposition de Daniel Cohn-Bendit d'un accord entre Europe écologie et le Parti socialiste dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012 est une bonne nouvelle pour la gauche et ses électeurs. Cet accord peut, en effet, donner à la gauche la dynamique indispensable pour gagner en 2012 sur un projet social-écologique.
Pour la première fois, un responsable écologiste propose la constitution d'une coalition de gouvernement qui engloberait à la fois les élections présidentielle et législatives. Cette approche est la seule qui peut permettre à la gauche de relever le défis de la présidentialisation des institutions.
La main tendue de Daniel Cohn-Bendit, à travers une proposition ambitieuse mais réaliste, doit être saisie par le Parti
socialiste. Dès l'issue des élections régionales, le Parti socialiste devra intégrer cette perspective dans la construction de son projet et de sa stratégie pour 2012.
Les déclarations de Daniel
Cohn-Bendit sur France Info.
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Vous trouverez sur ce blog des infos sur mon travail parlementaire et dans le 18e arrondissement,
ma circonscription et aussi de nombreux commentaires sur la situation politique. Depuis les dernières élections municipales de mars 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique, principe souvent défendu au PS. N’hésitez pas à réagir et à vous abonner à ce blog ! |
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